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Bourgeons de cassis et églantier pour l'immunité
Bourgeons de cassis et églantier pour l'immunité
BOURGEONS PAR BESOIN

Bourgeons pour l’immunité : cassis, églantier et compagnie

Par Antoine Lesaffre, naturopathe certifié de l’école Robert Masson · mis à jour le 15 septembre 2026

En gemmothérapie, les bourgeons traditionnellement associés au soutien de l’immunité et de la vitalité sont le cassis (Ribes nigrum), l’églantier (Rosa canina) et le sapin pectiné (Abies pectinata). Employés sous forme de macérats de bourgeons, ils accompagnent dans l’usage traditionnel les périodes de fatigue et les changements de saison, dans une démarche de bien-être. Voici lesquels choisir, comment les utiliser, ce que dit réellement la connaissance actuelle et les précautions à connaître.

Quels bourgeons sont associés à l’immunité ?

Quatre macérats reviennent de façon constante dans la littérature de phytembryothérapie lorsqu’il s’agit d’accompagner les défenses de l’organisme. Chacun est employé pour un profil différent : il n’y a pas un « bourgeon de l’immunité » unique.

  • Cassis (Ribes nigrum) : considéré comme le tonique général de la gemmothérapie. Traditionnellement employé pour soutenir la vitalité et accompagner les terrains fatigués ou réactifs. C’est le macérat le plus prescrit, et souvent le premier essayé.
  • Églantier (Rosa canina) : le bourgeon de prédilection de la période hivernale et de l’enfant (sur avis d’un professionnel). Traditionnellement associé aux voies ORL qui se rappellent au bon souvenir chaque hiver.
  • Sapin pectiné (Abies pectinata) : employé traditionnellement en soutien chez l’enfant en croissance et sur les terrains fatigués, souvent en association avec l’églantier.
  • Argousier (Hippophae rhamnoides) : ajouté pour son apport nutritif et son rôle de soutien général de la vitalité, notamment en sortie d’hiver.

Tableau comparatif des quatre macérats

Bourgeon Nom latin Usage traditionnel Moment de prise
Cassis Ribes nigrum Vitalité générale, terrains fatigués et réactifs Matin (effet tonique)
Églantier Rosa canina Période hivernale, sphère ORL, enfant sur avis Matin ou midi
Sapin pectiné Abies pectinata Enfant en croissance, fatigue de fond Matin
Argousier Hippophae rhamnoides Apport nutritif, sortie d’hiver Matin

Pourquoi le bourgeon plutôt que la plante adulte ?

Le bourgeon est le tissu embryonnaire de l’arbre : c’est la partie en croissance, celle qui contient les cellules non encore différenciées. C’est le principe posé par Pol Henry dans les années 1960, puis nommé « gemmothérapie » par Max Tétau.

Concrètement, le macérat est obtenu à partir du bourgeon frais, récolté au printemps et mis en macération sans congélation préalable — un bourgeon congelé perd ses propriétés embryonnaires. C’est ce qui distingue un macérat de bourgeons d’une teinture de plante adulte, et c’est détaillé dans notre guide de la méthode.

Comment utiliser ces macérats au quotidien ?

Deux formes coexistent sur le marché, et elles ne s’emploient pas aux mêmes doses. C’est la première chose à vérifier sur l’étiquette.

  • Macérat concentré (dit « mère ») : le plus courant aujourd’hui. Posologie d’usage : quelques gouttes par jour, généralement 5 à 15 selon l’étiquette et le poids de la personne.
  • Macérat dilué au 1er décimal hahnemannien (1DH) : forme historique, dix fois moins concentrée, employée à des doses plus élevées (souvent 50 à 150 gouttes).

Les gouttes se prennent diluées dans un peu d’eau, en dehors des repas, plutôt le matin pour les macérats toniques. Une cure d’usage courant dure trois semaines, renouvelable après une pause d’une semaine.

Une remarque de bon sens : commencer par un seul macérat, et l’observer, vaut mieux que d’en associer trois d’emblée. Si rien ne se passe, vous saurez au moins de quoi vous parlez.

Quand faire une cure de soutien ?

Dans l’usage traditionnel, les cures sont calées sur les intersaisons : fin d’été avant l’automne, et fin d’hiver avant le printemps. Ce sont les moments où la fatigue de fond se manifeste le plus.

Une cure ponctuelle en période de fatigue passagère est également d’usage courant. En revanche, un macérat ne s’emploie pas en continu toute l’année : la pause fait partie de la méthode.

L’immunité est d’abord une affaire de terrain

Aucun complément alimentaire ne « booste » l’immunité à lui seul, et il faut se méfier de ce vocabulaire. Le sommeil, une alimentation variée, l’activité physique régulière et la gestion du stress restent la base sur laquelle tout repose.

La gemmothérapie vient en soutien de ce terrain, pas à sa place. C’est aussi pour cela que les macérats de drainage sont souvent associés aux macérats de vitalité : un organisme qui élimine mal profite mal de ce qu’on lui apporte.

Ce qu’en dit la connaissance actuelle

Par honnêteté, il faut distinguer deux niveaux.

  • L’usage traditionnel est documenté et cohérent : les monographies de phytembryothérapie décrivent depuis les années 1960 l’emploi du cassis, de l’églantier et du sapin sur ces terrains. C’est une tradition d’usage, transmise et stable.
  • Les preuves cliniques spécifiques aux macérats de bourgeons sont, elles, limitées. Les travaux disponibles portent le plus souvent sur la plante adulte ou sur des extraits isolés, pas sur le macérat de bourgeon en tant que tel.

Statut réglementaire : en France, ces macérats sont commercialisés comme compléments alimentaires. Ils ne sont pas des médicaments, ne traitent, ne guérissent ni ne préviennent aucune maladie, et aucune allégation de santé ne peut leur être associée hors du cadre du règlement européen sur les allégations nutritionnelles et de santé.

Précautions et contre-indications

  • Le cassis est à employer avec prudence en cas d’hypertension ou de traitement en cours, et plutôt le matin : il peut être stimulant en fin de journée.
  • Femmes enceintes et allaitantes : pas d’automédication, avis d’un professionnel de santé au préalable.
  • Enfants : uniquement sur conseil d’un professionnel, avec des posologies adaptées.
  • Traitement médicamenteux en cours : signalez toute prise de complément à votre médecin ou à votre pharmacien, y compris « naturel ».
  • Infections répétées, fièvre persistante, fatigue inexpliquée qui dure : ce sont des motifs de consultation médicale, pas des motifs de cure.

Cet article est informatif et ne constitue pas un avis médical.

Pour comprendre pourquoi le bourgeon concentre l’information de la plante entière, voyez le guide complet de la phytembryothérapie. L’immunité se soutient aussi par le terrain : les bourgeons du foie et des reins pour le drainage, et nos conseils pour renforcer son immunité au quotidien pour l’hygiène de vie qui accompagne la cure.

Les macérats de bourgeons bio Soléo Nature traditionnellement associés aux défenses de l’organisme sont réunis dans la catégorie Défenses Naturelles.

FAQ — Bourgeons et immunité

Quel bourgeon pour soutenir l’immunité ?

Le cassis (Ribes nigrum) est le macérat le plus employé pour soutenir la vitalité générale. Il est fréquemment associé à l’églantier (Rosa canina) pendant la période hivernale.

Quel bourgeon pour les enfants en hiver ?

L’églantier (Rosa canina) et le sapin pectiné (Abies pectinata) sont traditionnellement privilégiés chez l’enfant. La prise se fait toujours sur conseil d’un professionnel de santé, à une posologie adaptée au poids.

Quand faire une cure pour l’immunité ?

Traditionnellement aux intersaisons — fin d’été et fin d’hiver — en cures de trois semaines, avec une pause d’une semaine avant de renouveler.

Combien de gouttes de macérat par jour ?

Cela dépend entièrement de la forme. Un macérat concentré s’emploie autour de 5 à 15 gouttes par jour, un macérat 1DH autour de 50 à 150 gouttes. L’étiquette du flacon fait foi.

Peut-on associer plusieurs bourgeons ?

C’est d’usage courant, en général deux macérats au maximum en simultané. Il est plus lisible de commencer par un seul et d’observer avant d’associer.

La gemmothérapie remplace-t-elle un traitement ?

Non. Les macérats de bourgeons sont des compléments alimentaires : ils ne traitent, ne guérissent ni ne préviennent aucune maladie, et ne remplacent jamais un avis ou un traitement médical.

Sources

Pol Henry, Phytembryothérapie — Gemmothérapie (travaux fondateurs, années 1960) ; Max Tétau, Gemmothérapie — Nouvelles études cliniques ; monographies d’usage traditionnel des bourgeons de Ribes nigrum, Rosa canina, Abies pectinata et Hippophae rhamnoides. Statut des compléments alimentaires : règlement (CE) n° 1924/2006 relatif aux allégations nutritionnelles et de santé.

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