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Bourgeons d'airelle rouge, framboisier, pommier, aubépine et romarin utilisés en gemmothérapie ménopause, à côté d'un flacon compte-gouttes ambré
Bourgeons d'airelle rouge, framboisier, pommier, aubépine et romarin utilisés en gemmothérapie ménopause, à côté d'un flacon compte-gouttes ambré
BOURGEONS PAR BESOIN

Gemmothérapie ménopause : quels bourgeons choisir ?

Par Antoine Lesaffre, naturopathe certifié de l’école Robert Masson · mis à jour le 6 octobre 2026

En gemmothérapie ménopause, cinq bourgeons sont traditionnellement utilisés : l’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea), le framboisier (Rubus idaeus), le pommier (Malus communis), l’aubépine (Crataegus oxyacantha) et le romarin. Chacun répond à un inconfort dominant : chaleur, humeur, vitalité ou sommeil. Voici comment choisir le macérat qui vous correspond, l’utiliser et connaître les précautions avant votre cure.

Quel profil vous ressemble ?

Vos bouffées de chaleur vous réveillent la nuit ou vous gênent en journée

L’airelle rouge est le bourgeon que la gemmothérapie propose en premier dans cette situation. Voir la fiche airelle rouge.

Vos cycles deviennent irréguliers et votre humeur fluctue

En périménopause, les praticiens orientent plutôt vers le framboisier. Voir la fiche framboisier.

Vous dormez mal et vous sentez plus nerveuse qu’avant

L’aubépine accompagne la détente du soir. Consultez aussi nos bourgeons pour retrouver un sommeil apaisé.

Vous vous sentez fatiguée, en manque d’élan

Le pommier est employé pour la vitalité, souvent associé à l’airelle rouge. Retrouvez ces macérats dans la sélection Ménopause Soléo Nature.

Que se passe-t-il dans le corps pendant la périménopause et la ménopause ?

La ménopause correspond, selon l’Inserm, à l’arrêt des règles depuis plus d’un an sans autre cause identifiée ; elle survient en moyenne à 51 ans en France, généralement entre 45 et 55 ans. Elle est précédée par la périménopause, une phase de transition progressive.

Ces deux étapes ne se vivent pas de la même façon. La périménopause, qui peut durer de 4 à 8 ans selon les femmes d’après l’Inserm, se caractérise par des fluctuations hormonales : les ovaires produisent moins régulièrement œstrogènes et progestérone, et les cycles deviennent irréguliers. La ménopause confirmée, elle, s’installe une fois atteints douze mois consécutifs sans règles.

Durant cette période, plusieurs manifestations reviennent souvent :

  • bouffées de chaleur et sueurs nocturnes ;
  • sommeil plus léger ou fragmenté ;
  • humeur changeante, irritabilité ;
  • baisse de libido et sécheresse intime ;
  • fatigue et manque de tonus.

Il s’agit d’une étape naturelle de la vie, pas d’une maladie. Son intensité varie beaucoup d’une femme à l’autre, et c’est justement cette diversité qui guide le choix du bourgeon.

Quels sont les bourgeons traditionnellement utilisés en gemmothérapie pour cette période ?

En gemmothérapie ménopause, cinq bourgeons forment le socle des pratiques : l’airelle rouge, le framboisier, le pommier, l’aubépine et le romarin. Cette tradition remonte aux travaux du médecin belge Pol Henry, qui a fondé dans les années 1950-1960 la phytembryothérapie, ensuite rebaptisée gemmothérapie par le Dr Max Tétau.

Cinq bocaux de liquide doré contenant chacun des bourgeons frais différents (cassis, framboisier, airelle, séquoia, aulne), avec des mains ajoutant des bourgeons de cassis.
Cinq bourgeons, chacun macéré frais pour devenir macérat-mère.

Chaque bourgeon est préparé en macérat-mère de bourgeons : les tissus embryonnaires frais macèrent dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine. Pour comprendre ce procédé en détail, consultez notre guide complet de la phytembryothérapie.

Airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea)

L’airelle rouge est le bourgeon de référence de la gemmothérapie à la ménopause. La tradition lui prête une action dite « œstrogène-like », c’est-à-dire évoquant celle des œstrogènes. Concrètement, les gemmothérapeutes la proposent lorsque les bouffées de chaleur dominent, ainsi qu’en soutien du confort intime et de la vitalité générale au moment où les règles s’arrêtent définitivement.

Framboisier (Rubus idaeus)

Le framboisier est surtout associé à la périménopause, lorsque les cycles deviennent irréguliers. La tradition lui associe une action dite « progestérone-like ». Les praticiens l’emploient pour accompagner l’équilibre féminin et la stabilité de l’humeur, notamment quand les tensions avant les règles s’accentuent. Il est souvent associé à l’airelle rouge : la tradition considère les deux bourgeons comme complémentaires, l’un tourné vers la phase œstrogénique, l’autre vers la phase progestative du cycle.

Pommier (Malus communis)

Le pommier est un bourgeon plus discret, mais régulièrement cité en gemmothérapie féminine. Les praticiens le proposent en complément de l’airelle rouge ou du framboisier, pour accompagner la vitalité et le tonus quand la fatigue s’installe. Certaines écoles lui attribuent aussi une affinité hormonale, mais son usage le plus partagé reste celui d’un soutien général. C’est un bon choix lorsque le manque d’élan compte davantage que les bouffées de chaleur.

Aubépine et romarin, deux bourgeons complémentaires

L’aubépine (Crataegus oxyacantha) est employée pour la détente nerveuse et l’endormissement, deux points souvent fragilisés à la ménopause ; elle figure aussi parmi nos bourgeons pour le stress et l’anxiété. Le romarin (Rosmarinus officinalis), lui, est associé au confort du foie, organe que la tradition place au cœur de l’équilibre hormonal. Il intervient en soutien général, souvent en début de cure.

Gemmothérapie ménopause : quel bourgeon choisir selon son symptôme principal ?

Le choix du bourgeon dépend de l’inconfort qui vous gêne le plus : l’airelle rouge pour la chaleur, le framboisier pour l’humeur et les cycles, l’aubépine pour le sommeil, le pommier pour la vitalité. Le tableau ci-dessous résume ces usages et situe la gemmothérapie parmi les autres approches.

Gemmothérapie ménopause : bourgeons et autres approches selon le besoin
Option Besoin ciblé Nature de l’usage Mode d’emploi indicatif
Airelle rouge (bourgeon) Bouffées de chaleur, confort intime Traditionnel, analogie « œstrogène-like » Gouttes le matin, en cure
Framboisier (bourgeon) Cycles irréguliers, humeur Traditionnel, analogie « progestérone-like » Gouttes le matin, en cure
Pommier (bourgeon) Fatigue, tonus Traditionnel, soutien général En association
Aubépine (bourgeon) Sommeil, nervosité Traditionnel, détente Gouttes en fin de journée
Romarin (bourgeon) Confort du foie Traditionnel, soutien général En début de cure
Phytothérapie classique (plantes séchées, extraits) Variable selon la plante Traditionnel ou évalué selon la plante Gélules, tisanes
Isoflavones de soja Bouffées de chaleur Phyto-estrogènes évalués par l’Anses Compléments dosés
Traitement hormonal de la ménopause (THS) Symptômes marqués Médicament validé, sur prescription Suivi médical

Que dit la connaissance actuelle sur les plantes et la ménopause ?

Les plantes de la ménopause ne relèvent pas toutes du même cadre : les isoflavones de soja ont été évaluées scientifiquement, alors que les bourgeons de gemmothérapie appartiennent à l’usage traditionnel. Distinguer les deux permet de choisir en connaissance de cause.

Les phytoestrogènes, dont les isoflavones de soja, ont fait l’objet d’un rapport de l’Anses. L’agence y recommande aux personnes ayant un cancer hormono-dépendant, ou des antécédents de ce type de cancer, de limiter leur apport en phyto-estrogènes. C’est une précaution ciblée, pas une mise en garde générale.

Les macérats de bourgeons, eux, n’ont pas fait l’objet des mêmes études cliniques. Leurs indications reposent sur l’expérience accumulée des praticiens depuis Pol Henry, et les termes « œstrogène-like » ou « progestérone-like » restent des repères traditionnels. Aucune allégation de santé n’est d’ailleurs autorisée pour ces bourgeons en Europe. Cette transparence ne retire rien à leur intérêt : elle permet de les utiliser pour ce qu’ils sont, un accompagnement doux et complémentaire.

Comment utiliser ces bourgeons et avec quelles précautions ?

Un macérat-mère de bourgeons se prend habituellement sous forme de quelques gouttes par jour, pures ou diluées dans un peu d’eau, de préférence le matin à distance des repas, en suivant la posologie indiquée sur le flacon. La cure se poursuit sur plusieurs semaines.

Femme de profil versant des gouttes d'un flacon ambré dans un verre d'eau le matin
Quelques gouttes diluées dans l’eau, le matin, en cure.

Pour l’airelle rouge comme pour les autres bourgeons de la gemmothérapie ménopause, les fabricants recommandent le plus souvent entre 5 et 15 gouttes de macérat-mère concentré par jour. Une cure classique dure trois semaines, suivies d’une semaine de pause, à renouveler sur un à trois mois. Vous pouvez associer deux ou trois bourgeons, par exemple airelle rouge le matin et aubépine le soir ; notre article sur comment associer plusieurs macérats de bourgeons détaille les bonnes combinaisons.

Bon à savoir — Les macérats contiennent de l’alcool. Diluer les gouttes dans un verre d’eau rend la prise plus douce sans modifier l’usage.

Quelques précautions s’imposent toutefois. En cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant (sein, utérus, ovaire), demandez l’avis de votre oncologue avant tout bourgeon à réputation hormonale, dans l’esprit de la recommandation de l’Anses sur les phyto-estrogènes. Ces macérats sont déconseillés pendant la grossesse et l’allaitement. Enfin, des troubles intenses ou inhabituels justifient toujours une consultation : ces compléments alimentaires ne remplacent pas un traitement médical.

Cet article est informatif et ne constitue pas un avis médical. Informations à jour au regard des publications de l’Inserm et de l’Anses citées en sources.

Gemmothérapie ou traitement hormonal : des approches qui s’opposent ou se complètent ?

La gemmothérapie et le traitement hormonal de la ménopause ne jouent pas le même rôle : le THS est un médicament validé pour les symptômes marqués, la gemmothérapie un soutien traditionnel pour un inconfort léger à modéré. Les deux visions se répondent plus qu’elles ne s’opposent.

Certaines praticiennes recommandent les bourgeons en accompagnement doux, notamment en périménopause ou lorsque la femme ne souhaite pas, ou ne peut pas, recourir aux hormones. D’autres professionnels réservent le THS, prescrit par le médecin, aux bouffées de chaleur invalidantes.

Notre lecture rejoint ces deux positions. Un macérat de bourgeons n’est pas une alternative aux œstrogènes, et il ne doit jamais retarder une consultation lorsque la qualité de vie est atteinte. En revanche, il peut trouver sa place dans une démarche globale, aux côtés de l’alimentation, de l’activité physique et du sommeil. Si vous suivez déjà un THS, parlez-en à votre médecin avant d’ajouter un bourgeon, surtout l’airelle rouge ou le framboisier.

FAQ : vos questions sur la gemmothérapie et la ménopause

Quel bourgeon prendre en premier pour la ménopause ?

L’airelle rouge est le bourgeon le plus souvent proposé en première intention, surtout si les bouffées de chaleur dominent. En périménopause, avec des cycles encore présents mais irréguliers, le framboisier est souvent préféré. Le choix dépend de votre inconfort principal.

Peut-on associer plusieurs bourgeons pendant la ménopause ?

Oui, l’association est courante en gemmothérapie. Le duo airelle rouge et framboisier est le plus classique, et l’aubépine peut s’y ajouter le soir pour le sommeil. On se limite généralement à trois bourgeons en même temps.

Quelle est la posologie du bourgeon d’airelle rouge ?

Pour un macérat-mère concentré, les fabricants indiquent le plus souvent entre 5 et 15 gouttes par jour, de préférence le matin. Référez-vous toujours à la posologie précise inscrite sur votre flacon, car les concentrations varient selon les laboratoires.

Combien de temps dure une cure de gemmothérapie pour la ménopause ?

Une cure dure habituellement trois semaines, suivies d’une semaine de pause, à renouveler sur un à trois mois. Les praticiens réévaluent ensuite le besoin, la ménopause étant une période qui évolue sur plusieurs années.

Les bourgeons sont-ils compatibles avec un traitement hormonal de substitution ?

Aucune association ne doit se faire sans l’accord du médecin qui prescrit le THS. Les bourgeons à réputation hormonale, comme l’airelle rouge et le framboisier, demandent une vigilance particulière. L’aubépine ou le romarin posent généralement moins de questions, mais l’avis médical reste la règle.

Quelles sont les contre-indications de la gemmothérapie à la ménopause ?

Les macérats de bourgeons sont déconseillés pendant la grossesse et l’allaitement, et nécessitent un avis médical en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant. Leur teneur en alcool est aussi à prendre en compte dans certaines situations.

Quel bourgeon Soléo Nature choisir pour vous accompagner ?

Soléo Nature, laboratoire français de gemmothérapie et phytothérapie bio, rassemble ces macérats dans une sélection dédiée.

Chaque macérat-mère y est élaboré à partir de bourgeons frais issus de l’agriculture biologique, selon le procédé hérité de la phytembryothérapie de Pol Henry. Cette traçabilité, de la récolte au flacon, vous permet de savoir précisément ce que vous prenez, à un moment où l’on a besoin de confiance.

Pour commencer, repérez votre symptôme principal dans le tableau ci-dessus, puis découvrez la sélection Ménopause Soléo Nature : vous y trouverez la composition, la posologie et les précautions de chaque bourgeon, pour démarrer votre cure en toute sérénité.

Sources

Inserm, dossier « Ménopause » : inserm.fr/dossier/menopause.
Anses, « Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation – Questions-réponses » : anses.fr.
Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.
Pol Henry, travaux fondateurs de la phytembryothérapie, années 1950-1970 ; Max Tétau, ouvrages sur la gemmothérapie, années 1970.